
Il s’en est fallu d’un cheveu (3’300 voix) que le peuple vaudois n’accepte en 2011 l’initiative cantonale sur le salaire minimum, lancée par la « gauche de gauche », cela malgré les embûches semées par la droite et les contre-vérités patronales. Lausanne l’avait appuyée à plus de 60 %. Une initiative fédérale sur ce thème sera prochainement déposée. Nous la soutenons évidemment, le problème des bas salaires étant toujours patent.
Lorsqu’il s’agit d’être payé au lance-pierres, les femmes ont la priorité ! La dernière enquête statistique montre que près d’une travailleuse sur cinq touche un bas salaire, alors que la proportion est d’un sur quatorze pour les travailleurs. Les secteurs à bas salaires occupent majoritairement des femmes. Elles forment aussi la majorité d’un des groupes concernés par la pauvreté laborieuse (working poor), celui des familles monoparentales. Se battre pour un salaire minimum généralisé c’est donc aussi se battre pour faire progresser l’égalité salariale. C’est en même temps l’un des seuls obstacles efficaces à la sous-enchère salariale pratiquée par le patronat.


