Non aux discriminations

Angoissantes au possible, la crise et ses conséquences sont venues gonfler le ruissellement de xénophobie qui n’a cessé de suinter de la politique officielle helvétique. Actes et réactions racistes se multiplient. L’emploi, le logement, par exemple, deviennent des lieux où les discriminations en fonction de l’origine, de la consonance du nom ou de la couleur de la peau se renforcent. La politique de l’asile a été retournée comme un gant en une politique de renvois et d’expulsions. Sous la direction de Mme Sommaruga, la fabrique suisse des sans-papiers ne connaît pas le chômage.

Il nous paraît donc nécessaire de réaffirmer haut et fort que chacun et chacune a le droit de vivre dans la dignité et de chercher du travail là où il se trouve.

Alors que les capitaux circulent sans restriction, que les transnationales poussent leurs pions sur tout l’échiquier planétaire et que l’argent sale voyage sans papier d’identité, certain, à l’UDC et ailleurs, proposent de régler tous les problèmes par une gigantesque chasse aux « fraudeurs », aux « abuseurs » et aux étrangers. Ceux et celles qui les suivent sont comme les gogos qui jouent au bonneteau : perdants à coup sûr. Ce n’est pas la carte du manipulateur qu’il faut suivre des yeux, c’est les règles du jeu capitaliste qu’il faut changer. Dans l’unité et la solidarité de tous les salarié·e·s.